Charte éthique de La Première Ligne
Préambule
La Première Ligne est un magazine féministe militant. Nous l'avons créé afin de pouvoir partager nos pensées, idées, valeurs, expériences et réflexions sur un monde que nous aimerions changer. Par essence il est fortement marqué politiquement et se doit de ne jamais être neutre.
Cette charte, signée par toute personne publiant un article dans le magazine après le 1er janvier 2026, a deux objectifs : s'assurer de l'alignement des auteurices sur les valeurs profondes du magazine et de l'association ET partager avec nos lecteurices nos engagements. Il s'agit pour nous d'éviter l'implicite qui peut être source d'incompréhensions, de clarifier nos positions sur certains sujets complexes et rassurer notre lectorat sur ce que La Première Ligne est et restera.
Toute remise en question de cette charte par l'un·e des signataires remettra en question sa participation à La Première Ligne.
Valeurs
La Première Ligne est un magazine féministe antifasciste et intersectionnel. Il peut sembler vain de le préciser mais nous luttons contre toute forme d'oppression : le colonialisme, le racisme, le validisme, la grossophobie, les LGBTQIA+phobies, l'antisémitisme, le sexisme, l'islamophobie, le classisme…
En tant que féministes il nous semble particulièrement vital de préciser que nous somme contre la transphobie et l'enbyphobie (oppression des personnes non-binaires) et que nous soutenons les TDS (travailleureuses du sexe), deux points qui sont souvent remis en question par des personnes brandissant l'étendard féministe.
Notre combat contre ces oppressions se retrouve dans nos écrits mais aussi dans nos vies publiques et personnelles. Si ne sommes pas toujours exactement d'accord sur les moyens à employer pour venir à bout de ces axes de domination, nous avons toustes pour objectif de les détruire.
IA
Bien que nous soyons toustes en accord sur la nocivité de l'IA (au niveau écologique, éthique, de par son exploitation des travailleureuses pauvres, et de par son influence sur la désinformation), nous trouvons compliqué de promettre une non-utilisation stricte de cet outil… Parce qu'il s'agit en fait d'outils (au pluriel) et qu'ils sont intégrés à la plupart des outils informatiques que nous utilisons.
Nous avons donc décidé de faire une liste concrète des usages que nous nous interdisons pour notre participation à La Première Ligne, que ce soit dans les articles du magazine, dans notre communication sur les réseaux sociaux, sur notre site web, au sein de notre association.
Nous n'utilisons pas l'IA pour :
- La génération de textes
- La génération d'images
- La génération de vidéos ou d'audios
- La réécriture de textes
- La recherche documentaire
- La génération de résumé de sources, documents, etc.
- La génération de code informatique
Note : En dehors des cas cités plus haut, l'association s'autorise à avoir recours à l'IA générative lorsqu'elle estime que cela lui permet d'avoir un gain de portée substantiel pour des moyens qu'elle ne peut pas mettre humainement. Un exemple peut être le recours à la traduction ou transcription automatique. De tels usages seront encadrés par les modalités suivantes :
- Tout projet d'utilisation doit être préalablement discuté entre membres afin d'en explorer des alternatives, dans un objectif de réduction le plus strict.
- Toute utilisation effective sera communiquée en transparence.
Écriture inclusive
Plus que de l'écriture inclusive, La Première Ligne utilise un langage inclusif dans ses articles et ses communications. Nous travaillons en continu pour améliorer nos pratiques et avons une charte interne afin de les normaliser. Notre objectif peut se résumer ainsi : décentrer le masculin du langage, tout en essayant de le rendre aussi accessible que possible.
En signant cette charte, nous nous engageons à la respecter.
Les signataires.